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La stèle des résistants à Soissons

© ville de Soissons

Cette stèle rend hommage à toutes celles et à tous ceux, femmes et hommes originaires de la Région SOISSONNAISE qui, de 1940 à 1945, sur place ou ailleurs, n’ont pas hésité à mettre leur vie en danger pour la LIBERTÉ DE LA PATRIE et la DIGNITÉ HUMAINE, en répondant à l’appel du GÉNÉRAL DE GAULLE 
La flamme de la Résistance Française ne doit pas s’éteindre et ne s’éteindra pas.

Cette stèle est humble et discrète à l’image de ces RÉSISTANTS CONNUS ou INCONNUS.

Connus pour avoir bien souvent payé cette notoriété bien involontaire, de leur VIE, ou de la DÉPORTATION ou de l’EMPRISONNEMENT.
Inconnus pour avoir eu la chance d’échapper aux DÉNONCIATIONS, aux ARRESTATIONS et aux TORTURES.
Mais TOUS UNIS pour LIBÉRER la FRANCE du joug de l’Occupant et de ses atrocités.
La RÉSISTANCE se devait d’être DISCRÈTE pour être EFFICACE. Elle n’aurait pas pu ni survivre ni se développer sans la grande et anonyme complicité, volontaire ou involontaire de ceux qui sont inclus dans ces INCONNUS à qui hommage est rendu.
 
KOMMANDANTUR
Pendant la Guerre 1939-45 l’immeuble face à vous abritait la Kommandantur de la Région Soissonnaise.
Lorsqu’un résistant, ou soupçonné tel, homme ou femme, était arrêté pour être interrogé, on l’amenait ici, dans cet immeuble.

Il y entrait par le porche, les bras ballants, encadré par les feldgendarms qui le poussaient dans une pièce, au fond de la cour à gauche, pour y subir des interrogatoires, plus ou moins musclés, en rapport avec les soupçons qui l’accablaient.

La GESTAPO, Geheime Staatpolizei , police secrète allemande sélectionnée au sein des SS, procédait à ces interrogatoires.
Pour l’empêcher de se débattre, ses tortionnaires ligotaient le malheureux, avec des cordes, au dossier de la chaise sur laquelle il était assis. En fin d’interrogatoire, on déliait ses bras, pour lui passer des menottes et le reconduire en prison.
Celui qui est maître de ses mains, est un homme libre, autrement dit, la liberté de l’homme commence avec celle de ses mains. C’est cette liberté recherchée que la sculpture veut évoquer.
Les deux mains d’un prisonnier qui a réussi à fracturer un anneau de la chaîne. Fracture que chaque torturé a rêvé de réussir, aux moments les plus douloureux de sa détention.

Les évasions pour se soustraire à ces souffrances et à l’emprisonnement, dans ce couloir de la mort, étaient du domaine de l’impossible.
Cette présentation a été réalisée par le Comité d’Entente des Anciens Combattants assisté de deux anciens Résistants et d’un historien local.

 

Latitude : 49.3802865 Longitude : 3.3246480000000247 Adresse : Place Mantoue 02200 SOISSONS